mardi 28 février 2012

The Tiny Lung

Bangkok is a city with 7 million inhabitants, best known for its busy streets, its supernatural traffic jams, its walkways bustling with street vendors, its supermodern skyscrapers and its crazy nightlife. All of which are not clichés. Or at least they are clichés, but nevertheless completely true. Bangkok is a concrete jungle.

When tourists get overwhelmed by the noise, the pollution and the heat, it’s generally time for them to head for a river cruise along the Chao Praya, or to have a taste of Buddhist peacefulness in one of the city’s numerous and beautiful temples. When Thais want to escape, they often head for Lumphini Park.

Named after the Buddha’s birthplace in Nepal, it was the first public park in Thailand, donated by King Rama VI in the 1920s. In a city where there is 0.4 square meters of public parkland per inhabitant (one of the lowest figures in the world, compared for example with London’s 30.4 sqm or Melbourne’s 60 sqm), Lumphini Park is like a tiny lung where everyone goes for a short breath of fresh(er) air.

Lumphini Park is beautiful. Its well-maintained grass areas contrast with the lushness of its tropical trees and flowers. Ornate pavilions are artfully placed along its lanes and by the water. Two large lakes welcome fish, turtles and huge lizards, providing a tropical alternative to “feeding the ducks”.

Benches are galore, and often strategically placed in the shade of trees. They offer the best spots to observe how the park is alive with activities and yet peaceful. Schoolgirls in uniform and tourists paddle their way around the lake in swan or duck-shaped boats. Men of all ages lift weights together in the shaded open-air gym, their shiny arms and torsos contrasting with the general Thai modesty. Couples play chess or look at the surrounding skyline while talking. Teenagers find farangs to speak English and take picture with. At the end of the day, young men jog along the pathways, overcoming old ladies walking swiftly while groups of red-cheeked international school children leave the park with their gym teacher. Young adults play a game of football or trakraw, a popular south-east asian ball game favouring acrobatic moves.

At 6 PM, everything stops. A song in honour of the King booms through the speakers. All stand up in stillness for a few minutes then resume their activities as if nothing had interrupted them in the first place. The fast but peaceful pace of the park starts again, a daily-life manifesto of the Thai sense of balance: healthy habits, sense of etiquette and – above all – sanuk, the Thai way of injecting fun in everyday life.

Julia

Location: Rama IV Rd

How to get there:

  • BTS skytrain: Sala Daeng station
  • MRT metro: Lumphini or Si Lom station

Opening hours: 4.30 AM to 9 PM


dimanche 19 février 2012

Flora-land


Royal Flora, c’est l’exposition horticole internationale qui se tient à Chiang Mai en ce moment. Reportée en raison des graves inondations qui ont touché la Thaïlande l’année dernière, la manifestation a ouvert ses portes en décembre 2011 et prendra fin la 14 mars 2012. Tout le pays y est attendu : car bien qu’international, l’événement est avant tout orienté vers les Thaïs.

Le poids et la vocation politique d’une telle manifestation sont certainement énormes, mais je ne me risquerai pas à m’y pencher, ma connaissance de la culture politique thaïe étant clairement insuffisante. Je me contenterai de remarquer qu’en ce contexte post-catastrophe naturelle, une telle manifestation de la résilience de la société thaïe est la bienvenue.

C’est un samedi où le soleil perçait vicieusement derrière les nuages que j’ai choisi pour me joindre aux masses de Thaïs affluant de tout le pays et aux quelques autres touristes étrangers qui avaient trouvé les informations pratiques pour faire le déplacement. J’ai passé huit heures à Royal Flora… et je n’en ai pas fait le tour ! Peut-être aurais-je été plus efficace en empruntant une des navettes payantes faisant un circuit dans le parc, et je suppose donc qu’en s’organisant bien on peut faire tout le parc en une journée.

Si Royal Flora était une plante, ce serait une plante hybride. Un hybride entre Disneyland, la Cité des Sciences, un jardin botanique et une exposition universelle. Rien que ça. L’entertainment, le mignon, le grandiose se côtoient. Très asiatique en somme.

De nombreux espaces thématiques parsèment le parc. J’ai adoré celui consacré aux orchidées : outre les deux jardins rafraîchissants, il y a un bâtiment avec des salles d’exposition particulièrement bien faites, ainsi qu’un espace présentant les plantes en compétition pour les concours d’orchidées et (pour le côté kawaï) un « zoo des orchidées » qui présente les variétés qui sont associées à des animaux (l’orchidée-scorpion, l’orchidée-gibbon, etc.) Très chouette aussi, l’espace consacré aux insectes, avec une partie musée et un jardin clos avec de nombreux insectes et notamment des papillons. Moins fréquenté, un peu déroutant avec ses explications uniquement en thaï, mais très intéressant et aéré, le jardin du caoutchouc occupe un grand espace derrière le pavillon royal.

Beaucoup de pays ont également leur jardin-stand, certains étant plus réussis que d’autres. Ils proposent généralement un décor « typique » du pays, un échantillonnage plus ou moins étendu de sa flore, parfois un magasin d’artisanat ou quelques produits alimentaires et, surtout pour les pays asiatiques, un ou deux figurants en costume traditionnel, pour que les visiteurs puissent poser à leurs côtés. La France n’était pas présente, mais fort heureusement mon pays natal, le Maroc, figurait en bonne place !

Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, le nom même de l’exposition évoque la famille royale. Ceux qui connaissent le Thaïlande savent l’affection que portent les Thaï à leur famille royale, réputée pour ses actions caritatives et en faveur du développement. Le pavillon royal, bâtiment grandiose qui domine le parc, présente une hagiographie du roi et de son épouse, notamment avec des fresques murales qui rappellent par la forme celles consacrées à la vie de Bouddha ou encore le chemin de croix des églises catholiques. Beaucoup de stands et jardins mettent aussi en avant le rôle de la famille royale dans le développement de filières agricoles. À commencer par les Projets Royaux, fondation initiée par le roi dont le but est de venir en aide aux tribus des montagnes du Nord en mettant en place des cultures proposant une alternative à l’opium et en développant des techniques d’exploitation durables (contrairement à la culture sur brûlis traditionnelle).

La nuit tombée, trêve d’éducatif, place aux spectacles : un son et lumière fait d’allégories environnementales sur le lac, puis une parade illuminée et un jardin de nuit, avec lumières et plantes odorantes. Comment ne pas penser à Disneyland ? Pour ceux qui douteraient encore, j’aimerais présenter les mascottes de Royal Flora, peluches sur pattes qui représentent l’eau, l’air, le soleil, la terre et les plantes ! Inutile de dire qu’elles arpentent le parc sans relâche et sont représentées sous toutes les formes imaginables à travers les expositions.

À la fin d’une journée bien remplie, les groupes de bénéficiaires d’associations caritatives rejoignent leurs cars, les familles s’en vont dormir chez leur oncle de Chiang Mai avant de regagner leur province le lendemain, les navettes vers la ville se remplissent tranquillement. Les corps sont fatigués, les têtes sont remplies d’images et, contrairement à ce qui se voit en Europe et ailleurs, peu de gadgets ont été achetés, sans doute parce que la fête attire beaucoup de Thaïs de classes populaires : les souvenirs resteront dans les têtes.

Julia

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Informations pratiques :

Entrée : 200 bahts pour les adultes, 100 bahts pour les enfants. « Package » vendu à l’entrée comprenant un tour de grande roue : 280 euros pour un adulte (le tour de grande roue coûtant 120 bahts.)

Horaires : 9h-21h en semaine, 9h-22h le week-end et les jours fériés. Spectacles et illuminations entre 19h et 20h30 tous les jours.

S’y rendre : Chiang Mai est accessible du reste du pays en bus, train et avion et l’aéroport accueille un certain nombre de vols internationaux. Des navettes gratuites pour Royal Flora partent très régulièrement du siège du gouvernement de la province et de la gare ferroviaire (plus centrale) et relient le parc en moins d’une demi-heure.

Restauration : À la différence des parcs d’attraction, on trouve à Royal Flora de quoi se restaurer et se rafraîchir quel que soit son budget. Un café glacé vous coûtera entre 30 bahts et 95 bahts, par exemple.

Site officiel : http://www.royalflora2011.com/2011_en/